Les matériaux choisis pour la PLV influencent son empreinte écologique

Les chiffres font mal : chaque année, des tonnes de présentoirs publicitaires partent à la casse, entraînant une empreinte écologique qui persiste bien après la fin des campagnes. La publicité sur lieu de vente (PLV) s’impose dans les magasins, attire le regard, pousse à l’achat, mais son efficacité a un revers. Les matériaux utilisés, plastiques, métaux, papiers pelliculés, laissent une trace lourde sur l’environnement une fois leur mission accomplie. Face à cette réalité, le secteur de la PLV entame un virage. Bambou, carton recyclé, encres végétales : ces alternatives prennent du terrain. Leur adoption pèse autant sur la planète que sur l’image des marques qui font le choix du changement.

Les matériaux écologiques dans la PLV : un état des lieux

Impossible de passer à côté du poids environnemental de la PLV dans le retail et l’événementiel. Aujourd’hui, les enjeux de responsabilité environnementale s’invitent dans les décisions stratégiques des enseignes. En 2019, une enquête Popai révélait que 87 % des entreprises prennent désormais en compte le développement durable dans leurs choix. Cette évolution se traduit par une vraie dynamique vers des dispositifs plus respectueux.

Les matériaux respectueux de l’environnement

L’éco-conception, selon la norme Afnor, intervient dès la phase de création, bien avant l’assemblage. Dans le domaine de la PLV, cela signifie sélectionner des matériaux qui réduisent l’impact écologique sur toute leur durée de vie. Pour mieux cerner les alternatives qui s’installent aujourd’hui, voici les matières sur lesquelles miser :

  • Bois
  • Carton
  • Plastique
  • Métal
  • Papier recyclé
  • Polyester recyclé
  • PVC recyclable
  • Vinyle sans PVC
  • Re Board
  • Carton compact
  • Aluminium

Des initiatives exemplaires

Certains acteurs font figure de pionniers. La Feuille d’Erable transforme les déchets de bureau en de nouvelles matières premières. Gollect mise sur une seconde vie pour les PLV en fin d’utilisation. Kontfeel, pour sa part, privilégie l’éco-conception à travers le carton recyclé, le Re Board ou le bois certifié FSC. Un concepteur de PLV carton sur mesure engagé dans la durabilité prend une longueur d’avance. Certifications environnementales et respect des normes s’imposent comme des arguments de poids dans un secteur en pleine mutation.

Analyse du cycle de vie des matériaux utilisés en PLV

Examiner le cycle de vie d’un matériau, c’est mesurer son impact de la production jusqu’à sa valorisation, étape par étape. Cette méthode, alignée sur les standards ISO, permet de juger la vraie portée des choix faits dès la conception.

Étapes clés de l’ACV

Pour comprendre l’empreinte écologique d’une PLV, on s’intéresse à chaque moment de son existence :

  • Extraction des matières premières : tout démarre avec la collecte et le traitement des ressources. Par exemple, la fabrication de carton recyclé requiert nettement moins d’énergie que celle d’un carton neuf.
  • Fabrication : chaque matière pèse différemment sur l’environnement. Le bois certifié FSC ou le polyester recyclé se distinguent par des émissions de CO2 plus faibles lors de leur transformation.
  • Transport : l’acheminement des matériaux et des PLV génère de la pollution, sauf quand on favorise les circuits courts ou des moyens de transport moins énergivores.
  • Utilisation : la durée de vie et la simplicité d’entretien des PLV jouent un rôle direct sur leur bilan global. Opter pour des supports robustes, c’est limiter les remplacements et donc les déchets.
  • Fin de vie : recyclage et valorisation deviennent déterminants. Certains matériaux, comme le Re Board ou le PVC recyclable, rendent cette étape beaucoup plus accessible.

Exemples concrets d’ACV en PLV

Des entreprises font désormais de l’ACV un axe central de leur politique. Miser sur le bois FSC et le carton recyclé permet de limiter l’empreinte carbone. Dans le secteur textile, opter pour du polyester recyclé évite d’exploiter des ressources neuves. Cette démarche globale, associée à des labels reconnus, assure traçabilité et conformité écologique à chaque étape.

matériaux écologiques

Stratégies pour une PLV plus durable et respectueuse de l’environnement

Éco-conception et certification

Choisir l’éco-conception, sur les bases fixées par l’Afnor, c’est intégrer l’aspect environnemental dès le départ. Un parti pris adopté par des sociétés comme Kontfeel, qui favorisent le carton recyclé, le Re Board, le papier PEFC, les textiles écologiques ou le bois FSC. Ces orientations répondent à une demande croissante : conjuguer impact positif et performance commerciale.

Recyclage et valorisation

La question des déchets devient incontournable dans la filière PLV. La Feuille d’Erable s’est spécialisée dans la transformation de papiers et rebuts de bureau en matières réutilisables, allégeant ainsi la charge écologique du secteur publicitaire.

Fin de vie des produits

Lorsque leur mission s’achève, les PLV ne sont pas vouées à disparaître. Gollect s’attache à prolonger leur existence par la réutilisation ou le recyclage, s’inscrivant dans une logique d’économie circulaire. Résultat : une réduction nette des déchets générés.

Matériaux alternatifs

Le choix des matières premières devient un enjeu déterminant. Au-delà du bois, du carton ou du métal, d’autres solutions comme le vinyle sans PVC ou les plastiques recyclables gagnent du terrain. Elles permettent de conserver la qualité visuelle et la résistance des supports, tout en allégeant leur impact environnemental.

En s’engageant dans ces démarches, les entreprises ne restent plus au stade des intentions. Elles agissent, transforment la filière et imposent une nouvelle dynamique. L’affichage responsable s’affirme, porté par des professionnels qui refusent de troquer la planète contre des gains rapides. La prochaine fois que vous croisez un présentoir, interrogez-vous sur ce qu’il dit vraiment du monde qui se construit sous vos yeux.

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